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Mardi 2 Septembre 2014


Zenzile, histoire(s) d'ouverture


Rédigé par Antoine HUMEAU - Le Jeudi 11 Octobre 2012 à 09:05


Les Angevins de Zenzile reviennent avec un 8e album, “Electric soul” et une tournée. Quinze ans après ses débuts, le groupe d’électro-dub, toujours inventif, continue d’explorer. Zenzile sera en concert au Chabada, le samedi 17 novembre.



Zenzile donnera un concert au Chabada, le 17 novembre
Zenzile donnera un concert au Chabada, le 17 novembre
C’est sans conteste le meilleur groupe de rock-au-sens-large, en France”. Le compliment provient de Frédéric Péguillan, journaliste à Télérama. “Ils me surprennent toujours, tout en gardant une ligne directrice”. Le fondement, dès le départ en 1995, c’est le dub : du reggae instrumental enrichi d’effets et d’échos. Principal atout du groupe : sa capacité à s’ouvrir. “Ils ont le même sens de l’ouverture d’esprit que Tortoise”, estime Stéphane Martin, programmateur du Chabada. Ils ne ferment aucune porte.

En 1999, ils jouent plusieurs mois avec des musiciens maliens et touaregs rencontrés en Afrique grâce à Lo’Jo. L’année suivante, on leur impose une chanteuse lors d’un concert dans un club londonien, une certaine Jamika qui finira par intégrer le groupe et déménager à Angers. Ils enregistrent aussi quelques titres avec Jean Gomis (“Sir Jean”), puis avec le violoncelliste Vincent Segal, ou encore avec le chanteur gallois David Alderman. Et chaque fois, la mayonnaise prend. Sur le dernier disque, l’invité est le jamaïcain Winston Mc Anuff.

A chaque nouvelle rencontre, leur musique semble s’enrichir. “Ils avaient deux entrées, analyse Stéphane Martin, le dub roots ou la new-wave, et tout le parcours de Zenzile flirte avec cela, en dépassant ces genres”. “Ils ont su prendre des risques, ajoute Frédéric Péguillan. C’est un groupe qui finalement ne cesse de progresser, sur scène comme sur disque”.

Avec seize disques en seize ans dont sept albums, Zenzile est pour le moins prolifique. “J’ai l’impression qu’on pourrait faire encore autant de disques, se dit le batteur Jean-Christophe Wauthier. C’est aussi grâce à nos rencontres”. Pour autant, le succès n’est pas forcément à la hauteur, malgré un public enthousiaste partout où ils jouent. “Ils n’ont pas bénéficié de la labellisation French touch et n’ont pas de vrais réseaux”, regrette Stéphane Martin. “Leur musique n’est pas dans l’air du temps”, complète Jérôme Simonneau, rédacteur en chef du trimestriel rock local le Yéty. “Avec la chanson sur Electric soul, ils ont un tube, cette fois”, se rassure Frédéric Péguillan.

Quatre incontournables dans une carrière

Zenzile, histoire(s) d'ouverture
Totem (2002)
Troisième vrai album, et le premier à n’être plus exclusivement dub. Un disque “plus subtil qu’on aurait pu attendre, estime Jérôme Simonneau, rédacteur en chef du Yéty. Le groupe a corrigé les petites maladresses qu’on pouvait trouver dans l’album précédent”.

Zenzile, histoire(s) d'ouverture
Living in monochrome (2007)
Les vieux penchants rock new-wave de Zenzile s’expriment sur cet album au son plus rock, où les guitares sont enregistrées plus fort. Décon-certant. A noter la participation de Tricky sur l’un des titres.

Zenzile, histoire(s) d'ouverture
5+1 box set (2011)
Coffret rassemblant les trois mini albums “5+1” avec Sir Jean, Jamika et Cello (Vincent Segal), ainsi que le tout premier disque, Dub Promozione (1996), un quatre titres fondateur, autoproduit, qui jette les bases du son Zenzile.

Zenzile, histoire(s) d'ouverture
Electric soul (2012)
Retour vers le futur pour ce 8e Lp qui évoque Sound patrol (2001), mais enrichi. “Jamika ne fait du Grace Jones”, remarque Frédéric Péguillan (Télérama). Un album moderne, qui synthétise l’histoire du groupe.



























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