8 Novembre 2016 - écrit par Sébastien Rochard - Lu 2477 fois

"En attendant Bojangles", fable sur l'amour fou


Roman. Avec En attendant Bojangles  (ed. Finitude), son premier roman, Olivier Bourdeaut a signé une entrée fracassante dans le monde de l’écriture, un désir de toujours, pour la première fois assouvi à 35 ans. Les critiques pleuvent, dithyrambiques, et les comparaisons vont bon train, qui relient le Nantais qui au panache de Boris Vian, qui à celui de Fitzgerald. 

Et si Bourdeaut écrivait tout simplement à la manière de Bourdeaut ? Il ne s’agit pas là du plus grand styliste des lettres françaises contemporaines, mais la fantaisie tragique de ce premier roman emporte tout sur son passage. Sur la musique de Nina Simone –En attendant Bojangles- Georges et sa dame dansent éperdument, sous le regard émerveillé de leur fils… et de Mlle Superfétatoire, l’oiseau exotique de l’appartement. Le trio humain pétille de vie, de démesure, de beaux mensonges et d’amour fou. Libre. Même lorsque la folie de madame explose le cadre de la simple extravagance pour se muer en un mal profond. 

Il faut lire Bojangles, parce que comme l’indispensable Bukowski l’assure dans l’épigraphe : « Certains ne deviennent jamais fou… Leurs vies doit être bien ennuyeuses ».
Il faut lire Bojangles, parce que toute la palette des sentiments défile à mesure que les pages se tournent. On sourit, on lève les yeux au ciel, on s’inquiète, on juge puis on pleure.
Il faut lire Bojangles parce que le monde manque désespérément de fable contemporaine. Et qu’il y a parfois du beau dans le superfétatoire. 

"En attendant Bojangles", 2016, éd. Finitude.




              

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