La mer selon Guillaume de Monfreid


Rédigé par Catherine NEDELEC - Angers, le Jeudi 4 Juillet 2013 à 18:13


Le tout dernier livre de Guillaume de Monfreid, « Vagues », vient de paraître aux éditions Glénat. Un livre poétique alternant aquarelles et commentaires pertinents sur les états de la mer, que l’auteur aime comparer aux humeurs des hommes.



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« Eloigné d’elle trop longtemps, j’ai le mal de mer » confie Guillaume de Monfreid. Non pas celui qui peut toucher les novices de la navigation, mais plutôt une profonde tristesse, comme on peut avoir le « mal de pays ». Aussi, où qu’il aille – son métier d’architecte lui a ouvert de nombreux horizons – ses pas le ramènent toujours dans son Cotentin natal.

Outre la passion du grand large, Guillaume de Monfreid a hérité de la culture familiale, le dessin, la peinture, l’écriture. C’est à partir d’une imposante collection d’aquarelles que l’auteur a décidé de « se pencher sur le délicat problème des vagues ».

Partant de l’échelle de l'amiral H.P. Douglas, Guillaume de Monfreid décrit et illustre les états de la mer, non sans humour, notamment pour la Vague 000, s’interrogeant sur la manière dont Douglas a mesuré le « rien ».

La mer selon Guillaume de Monfreid
De mer calme, ridée, belle, peu agitée, agitée, forte, très forte, grosse, l’auteur découvre alors une « mer « très grosse » [qui] démolit, arrache, casse, charrie, transporte et jette à la côte », puis son ultime état, une mer « énorme ». « Dans cet état là, la mer en convulsion ne sait plus ce qu’elle fait… ». C’est pourquoi, « On aime la mer et on la déteste en même temps, mais c’est un spectacle passionnant, changeant, sans cesse renouvelé ».

Guillaume de Monfreid a choisi une approche poétique pour présenter celle qu’il connait bien et dont il compare aisément les états aux humeurs des hommes.

Choisissant de prendre la distance nécessaire par rapport à sa passion - Guillaume de Monfreid se défend de tout travail scientifique ou universitaire- l’auteur nous livre ici un livre instructif et harmonieux, « qui rejoint la philosophie de la vie ».












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